On prend le métro;
Mon coeur bat la chamade. Je parle peu. Pour une fois. Tu imagines bien pourquoi. Je faisais la fière jusqu'il y a peu;
Mais là c'est trop proche. & je perd mes moyens; Je suis à deux doigts de craquer.
Mais Toi. Alors ca va.
& toi... Toi tu souris. Pas d'un sourire moqueur. D'un sourire confiant.
C'est ta façon à toi de me rassurer.
Ca a toujours été ta façon à toi de me rassurer. Car au fond tu sais bien que je suis une débrouillarde; & que tout se passera bien. Qu'il n'y aura eu que de la peur& pas de mal.
On sort du métro. Ca se rapproche; mes jambes tremblent; mes mains aussi.
Alors tu fais quelque chose. Tu presses mon bras. C'est furtif mais appuyé.
& ca vaut tout les mots d'encouragements du monde. Je souris, enfin.
Le stress est là; au fur& à mesure des pas. Je pourrais faire demi-tour.
Mais Toi. Alors ca va.
Voilà; on y est. Tu me dis que je dois y aller seule. Que tu m'attends là.
Je ne veux pas. Je ne pourrais pas. & puis qui me dit que tu sera encore là.
Je tente de balbutier quelques contestations mais ton regard ferme m'en empeche.
Je comprend que je n'ai pas le choix. C'est à moi d'y aller. Alors je te laisse là.
J'ai un mauvais pressentiment; mon pessimisme ressurgit au galop.
Mais Toi. Alors ca va.
Je ressors 15 minutes plus tard. Tu n'a pas bougé. J'ai les larmes aux yeux.
Tu comprend en un éclair. Tu me connais si bien aprés tout.
Alors tu fais quelque chose. Tu me presses contre toi. & je suis bien.
"Tu vois; tu n'avais aucune raison de t'inquièter. Je savais que tu l'aurais"
Je revois les lettres dans ma tête: "Bachelière Littéraire". J'ai réussi.
& tu as été là. Au tournant de ma vie tu as été là. & je suis bien.
& Toi. Alors ca va.
Voilà comment cela ne se déroulera pas.
